Dirty dancing version française
Hier soir, 1er cours de danse de salon avec mon ex-petit ami comme prof. Enfin, pas encore officiellement mais ça devrait se faire demain puisqu'il m'a dit vouloir me parler et que je me doute de ce qu'il va me dire. Il y a avait aussi sa maman, très gentille au demeurant, venue en spectatrice.
Ca m'a fait bizarre, un peu mal aussi, de devoir rester distante, faire comme si tout était normal. Il était gêné lui aussi. Chaque fois qu'on dansait ensemble, je sentais nos corps essayer d'être neutres mais je savais que c'était faux. Je savais qu'on allait bien ensemble, qu'il y avait ses souvenirs en nous qui remontaient à la surface de nos peaux, au contact de nos deux mains. Que nos sourires et regards amicaux étaient faux eux aussi.
Et ça m'a agacée ses allusions des autres, les "mais t'as pris de l'avance toi, toute façon t'as des cours particuliers!". Et moi de répondre froidement que non, je n'ai pris aucun cours avec Julien, que je suis au même niveau qu'eux. Et d'avoir envie de leur dire que j'ai payé mes cotisations de salsa et de danse de salon, comme eux, que je n'ai pas de traitement de faveur parce que je sors (suis sortie) avec "le prof de danse", que si je progresse vite c'est parce que j'adore ça et que peut-être j'ai de la facilité dans ce domaine. Que certains auront beau s'entrainer 5h par jour ils seront toujours raides. Que je trouve même qu'on n'a presque rien appris en une heure hier. Que je songe même dans le futur à faire de la compèt, si je continue à autant prendre mon pied quand je danse.
Mais ça c'est une autre histoire. Parce qu'entre mon boulot que je veux assurer, la danse qui va me prendre du temps, la guitare où je vais aussi m'exercer et le patinage où je m'éclate les week-ends...ça fait un peu beaucoup.
Il y a 4 mois je ne faisais rien de rien.
Je serais pas un peu entière moi???