Très chère Ville
Samedi matin j'ai vu rouge. Parce que Angoulême a décidé de m'offrir un cadeau de bienvenue dont je me serais bien passée.
Un PV.
Alors forcément, oui, j'ai vu rouge. Non pas que je fasse partie de ces gros imbéciles incivils qui se garent n'importe où en emmerdant les autres. Justement non. C'est parce que je suis exterieure à cette catégorie que j'ai senti la moutarde de monter au nez.
Mais pour que vous compreniez, petit énoncé des faits.
Chaque année Angoulême organise son célèbre Festival de la Bande dessinée, sous la forme de nombreux chapiteaux disposés un peu partout en ville. Il faut compter 2 semaines pour monter les structures, 1 semaines de festival et 2 semaines pour tout démonter. En clair, les chapiteaux sont là pendant un mois.
Sachant qu'ils accaparent de nombreuses places de stationnement, déjà peu nombreuses au centre ville, et que le festival attendait cette année 200 000 personnes, je vous laisse imaginer l'augmentation du trafic et le boxon pour se garer.
Donc pour résumer, la ville d'Angouleme organise un évènement grand public à dimension internationale en plein centre, occupant avec ses chapiteaux un nombre considérable de places de parkings. En contrepartie, elle ne prend aucune mesure pour que les habitants, qui n'ont rien demandé à personne et payent des impôts à la ville, puissent garer leur voiture.
Déjà là il y a problème.
Maintenant, cerise sur le gâteau :
Vendredi soir je cherche une place libre où poser ma petite 205. Je décide, en bonne citoyenne respectueuse, de ne pas utiliser les places pour handicapés, seuls espaces pourtant disponibles. Au bout d'un quart d'heure, je trouve enfin une place inoccupée, ou plutôt à moitié inoccupée. Parce qu'il existe des gros cons individualistes sur cette planète, dont un avait choisi sans gêne de stationner sur 2 places au lieu d'une plutot que de se garer correctement. Après tout, pourquoi s'emmerder.
Donc ma 205 était à moitié garée sur une place vide et l'autre moitié sur un passage piétons. J'avais 2 possibilités : soit la laisser ici pour la nuit, soit la mettre dans ma poche. Comme la 2e solution me paraissait impossible puisque les voitures pliables n'existent pas encore, je decidai de la laisser à cet endroit après m'etre assurée qu'elle ne gênait personne. Et effectivement je n'empechais ni les voitures de circuler, ni les éventuels piétons de traverser la rue, très calme par ailleurs.
Alors forcément, quand j'ai trouvé le petit papier coincé derrière mes essuie glace m'annonçant que j'allais devoir payer 35€ parce que j'avais eu l'incivilité de poser mes 2 roues sur un passage piétons déserté, sans causer la moindre gêne, alors que la moitié des places de la ville sont prises par les chapiteaux du festival terminé depuis 8 jours, vous comprendrez pourquoi j'ai vu rouge.
Et pourquoi j'ai écrit une lettre de deux pages à la Mairie.
Bienvenue à Angoulême.