Cet aprèm je suis en vacances avec Jules, pour 3 semaines. L'occasion pour moi de me reposer mais aussi de réfléchir,
je crois, à mon avenir (dit comme ça, ça fait grave solennel et totalement flippant). Je voudrais vraiment, vraiment aller habiter avec Jules, dans sa jolie maison à Limoges, sauf
que niveau boulot là-bas c'est pas franchement la fête. Je dirais même que c'est carrément mort en ce moment.
La seule opportunité qui pouvait éventuellement-peut-être-au-mieux me concerner, c'était un poste complètement dans ma branche au Conseil général. J'avais tout bien fait comme il faut pour
postuler : la lettre de motivation personnalisée avec les formules qui vont bien, mon CV imprimé sur du joli papier et en couleur s'il vous-plaît, le tout envoyé à la fois par la poste et par
mail au cas où le facteur ou l'informatique me joueraient des tours (deux précautions valent mieux qu'une).
Ce poste, j'y croyais un peu quand même parce qu'il correspondait vraiment à ma formation et à mon expérience. Alors quand j'ai reçu mardi dans ma boîte aux lettres la réponse à ma
candidature m'informant que j'étais beaucoup trop nulle pour daigner espérer avoir ne serait-ce qu'un entretien (bien sûr c'était pas dit comme ça mais dans le fond c'est la même chose), ça m'a
vraiment fait chier.
Même si je n'ai pas le couteau sous la gorge, même si j'ai mon job ici, j'ai envie d'avancer. Et je crains de plus en plus qu'à Limoges, je ne trouve pas un poste dans lequel je m'épanouisse.
Ajouté à ça le fait que la boîte de Jules va licencier 250 personnes à la rentrée, que Jules est peut-être dans le lot (ou pas) et qu'il ne se bouge pas vraiment pour anticiper un enventuel
pointage aux assedics, ça m'aide pas vraiment.
Le pire, c'est quand je regarde les offres d'emploi en région rhône-alpes : yen a plein. Sauf que Jules ne semble absolument pas disposé à partir (tout comme se marier un jour et avoir un
enfant). Arf.
Donc, je pense que ces vacances vont être l'occasion pour moi de réfléchir à mon avenir. Je ne sais pas comment cette année va se terminer. Je commence à me dire que, peut-être (j'ai bien dit
peut-être), si jamais je ne trouvais rien de satisfaisant à Limoges, je pourrais avoir un choix difficile à faire dans quelques mois.
Mais bon, on n'en est pas là.
Pour l'instant, à l'horizon, je vois la mer et le soleil d'Espagne qui nous attendent.