Samedi 26 mai 2007 6 26 05 2007 10:34
Mon nouveau directeur est un boulet.
J'vous raconte pourquoi.

Parti deux jours en Bourgogne pour une réunion nationale, il avait fait le trajet Angoulême-Limoges en bagnole puis laissé sa caisse à Limoges pour partir avec un collaborateur en co-voiturage. Collaborateur qui, en passant, s'avère être mon ancien dirlo que je regrette amèrement.

Avant d'entrer dans l'intrigue pure de l'histoire, faut que vous sachiez que mon nouveau dirlo a un véritable penchant pour la bouteille, et j'exagère pas. A titre d'exemple, je l'ai déjà vu à moitié bourré après une soirée festive, en costard cravate, dévalant les rues d'Avignon sur un nouveau prototype de vélo. 

Un vrai sketch. J'vous dit, c'est un boulet.

Je  mettrais donc ma main au feu que cette réunion en Bourgogne a dû faire l'objet d'une soirée particulièrement arrosée. Ce qui a eu pour conséquence que mon boulet de directeur perde ses clés de bagnole. 
Et qu'il m'appelle vendredi soir à 17h parce qu'il était grave dans la panade, en me demandant, penaud, si par hasard je n'allais pas à Limoges ce soir.

Gros coup de bol pour lui, effectivement j'allais à Limoges ce soir.

Donc, en bref, il a fallu qu'il appelle sa femme de ménage en urgence pour qu'elle aille chez lui récupérer le double des clés. Puis qu'il m'explique où il habitait pour que j'aille chercher ce double. Puis que j'apporte sa clé à Limoges le soir. Et que je garde bien avec moi le tel portable pour qu'il puisse me joindre.

Ce que j'ai fait, morte de rire interieurement. J'imaginais tout au long du trajet le chambrage qu'il devait se prendre dans la figure par mon ancien dirlo. Et aussi le chambrage à venir par tout le Conseil d'Administration.

Après une bonne dizaine de coups de téléphone, je lui ai remis sa clé en main propre, à 23h30, sur le parking où il avait garé sa caisse. Inutile de préciser que j'étais attendue comme le Messie par lui et mon ancien dirlo, toujours aussi sympa en passant.

Quelques plaisanteries plus tard, j'ai fini par dire qu'il avait une assistante en or. Ce qu'il a approuvé.

Donc j'étais forcément OBLIGEE de répondre que ça tombait bien : j'attendais le bon moment pour négocier mon augmentation.

Ils ont rigolé mais après une seconde de battement. Je crois qu'il se sont demandés si c'était du lard ou du cochon.

Va savoir.

Ce qui est sûr par contre, c'est que je l'ai dans ma poche pour un bon petit moment. 
Et ça, c'est une véritable délectation mentale.
Par Sushine - Publié dans : travail
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Mercredi 23 mai 2007 3 23 05 2007 17:20

affiche-spiderman3.jpg

Excellent...faut aller le voir !!!

Par Sushine - Publié dans : cinéma
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Lundi 21 mai 2007 1 21 05 2007 17:22
N'ayant pas de nouvelles suite à mon dernier entretien, il m'est soudainement venu un doute affreux :

la consultante en recrutement aurait-elle véritablement fini par crever de sa pneumonie ???

Du coup j'appelle.

"Non non c'est normal, ils finalisent les dossiers, faut que je patiente encore une petite quinzaine".

Se foutent de moi là ou quoi??

On était soit-disant plus que deux en liste. Faut quand même pas un mois pour choisir entre deux personnes berdol ??!

Marre tiens.

Par Sushine - Publié dans : travail
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Dimanche 20 mai 2007 7 20 05 2007 18:50

Je crois que j'ai besoin d'un retour aux sources.

Ca fait quasi cinq mois que je n'ai pas vu ma tribu. Je n'ai personne ici, à part bien sûr mon Jules. Mais c'est pas pareil. 

Même si je reste en contact du mieux que je peux avec eux, je sens que j'ai besoin de les voir. Certaines personnes ne seront pas éternelles.  Je redoute ce coup de téléphone sombre qui m'annoncera que je ne verrai plus jamais l'une d'entre elles. Et les larmes montent vite quand je pense que je ne serai pas là quand ça arrivera. Inévitablement.

Aujourd'hui je m'en suis rendue compte : la distance me pèse, inconsciemment. Depuis quelques semaines je me sens susceptible, émotive, à fleur de peau. Enfin je veux dire, plus que d'hab' quoi. 

Je doute de moi, des autres. Je me sens fragile.

Va falloir rentrer, le temps d'un souffle, d'une coupure, d'une bulle d'oxygène.

Bientôt.

Par Sushine - Publié dans : psychologie
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Lundi 14 mai 2007 1 14 05 2007 16:44

Je sais que vous attendez cette fichu réponse suite à mon dernier entretien.

J'vous rassure, moi aussi j'attends.

Mais vous allez me dire, "comment-qui-s'est-passé ce satané rendez-vous??"

Je dirai qu'il s'est passé. C'est déjà ça.

Bon ok, j'vous raconte.

Je m'étais briefée à mort pour être la plus confiante possible : renseignements sur le site web de mon eventuel nouvel employeur, infos sur le métier pour lequel je postule, étalage par écrit de mes qualités/défauts...J'avais même dépoussiéré pour l'occas' ma vieille bible de la com', "le communicator", restée au fond d'un tiroir depuis la fin de ma lointaine période d'étudiante, et potassé une bonne vingtaine de pages avant de me coucher.

Bref, confiante et remontée à bloc la fille.

J'arrive au cabinet de recrutement avec mon précieux book. J'attends.

Longuement.

Avec une heure de retard, la consultante en RH qui m'avait reçue la première fois vient enfin me chercher en s'excusant. Elle m'emmène dans son bureau rencontrer la Directrice de com', celle avec qui la personne embauchée travaillera.

Je m'attendais à une femme d'environ 45 ans, moderne, plutôt jolie, souriante, dynamique quoi. Faut croire que mes intuitions s'étaient barrées en vacances ce jour là.

Je me retrouve face à une vieille de 55 ans, terne, aussi chaleureuse qu'une glace Haagen-Dasz qui marmonne ses questions dans sa barbe. Je dois faire des efforts surhumains pour entendre ce qu'elle me raconte, avec en prime les quintes de toux de la consultante qui a apparemment chopé la crève de sa vie et qui va pas tarder à crever sur place.

L'austère Directrice me pose ses questions. "Est-ce que je connais telle ou telle personne? Suis-je membre de tel mouvement?"

Non.

Elle m'informe que je vais travailler avec "des personnes de plus de 50 ans".

Bordel, moi qui pensais enfin intégrer une équipe de djeun's dynamiques avec des idées plein la tête, voilà que je risque encore de me retrouver avec des vieux d'la vieille. Pour peu que les types ressemblent à celle qui se trouve en face de moi, j'ai plus qu'à ranger mon sens de l'humour et sortir le tailleur noir d'enterrement.

Je me vends du mieux que je peux, je montre mon book, elle dit que c'est bien.

L'entretien se termine après seulement 20 minutes.

Et aujourd'hui, je suis sceptique.

Je sais pas encore si je suis prise ou  non. A mon avis c'est non, j'ai pas été franchement bonne.

Ce que je sais c'est que si c'est non, j'en ferai vraiment pas une maladie.

Et si c'est oui?

Ben le pire, c'est que je sais même pas si j'accepterai.

C'est vrai quoi, je suis de mieux en mieux dans mon job actuel, mes boss me font de plus en plus confiance, ya une super ambiance avec mes collaborateurs, j'ai pas vraiment de pression et je suis pas trop mal payée. Du coup je sais pas.

Le mieux c'est d'attendre la réponse.

L'avis de mes fidèles (et infidèles) lecteurs sont tous les bienvenus.

 

 

Par sunshine - Publié dans : travail
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