Dans un mauvais film ?
Moi oui. Pas plus tard qu'hier.
J'vous raconte.
Mardi soir j'organisais un évènement pour le boulot. Qui dit évènenement dit cocktail. Qui dit cocktail dit boissons.
Ce mardi là, il faisait 33°C à l'ombre. Heureusement, la salle possédait une cuisine avec chambre froide. J'ai donc bien pris soin de mettre les boissons et autres denrées au frais.
La soirée se passe. Pas de faute, nickel.
Le lendemain matin, j'ai rendez-vous avec un gros con des services techniques de la ville pour rendre les clés de la salle.
Un vrai con le type : le mec bosse dans la mairie d'une petite commune, ne doit pas en branler une de la journée et n'a même pas daigné lever le petit doigt lorsque mes collègues et moi (quatre femmes) avons installé les tables et les chaises dans la salle. Il nous regardait faire, ce naze.
Ben oui vous comprenez, il est électricien. C'est pas son job.
Pauvre con.
Bref, je continue.
Donc, j'avais rdv avec lui pour rendre les clés de la salle. Et en prime, récupérer les boissons restantes dans la chambre froide.
Je rends les clés et me dirige vers la chambre froide.
J' entre dans la petite pièce froide et commence à réunir quelques bouteilles.
Et là, j'entends un "CLAC" derrière moi.
La lumière s'éteint.
Et la porte s'est refermée.
OH NON PUT***** C'EST PAS VRAI.
Bien sûr, impossible de l'ouvrir de l'intérieur. Il fait noir, je me caille et des scènes de films d'horreur commencent à défiler dans ma tête. Des scènes où j'imagine qu'on me retrouve après 48h seulement, toute bleue, les pieds en avant.
Pas de panique, réfléchissons.
Je prends mon portable que j'ai gardé sur moi.
Pas de réseau.
Bordel de merde.
Je dresse un bref état des lieux : je suis enfermée dans une chambre froide, le frigo affichait 5°C lorsque je suis entrée. Je suis dans une grande salle où il n'y a absolument personne, si ce n'est le gros con des services techniques. Je ne peux pas téléphoner.
Conclusion : ma vie est entre les mains de ce pauvre type.
Génial.
Là, j'ai vraiment l'impression que la réalité dépasse la fiction.
Je cogne et tambourine contre la porte en criant (ou plutôt, hurlant) à l'aide.
Durant deux minutes, je cogne sans cesse.
Je commence à me demander si le pauvre con ne s'est pas barré.
Soudain j'entends du bruit dans la serrure.
Ca y'est, c'est le pauvre con. Il vient me sortir de là.
La porte s'ouvre. Le type qui m'a évité de finir en esquimeau géant ne dit rien et repart tranquillement.
Comme si de rien n'était. Il ne me demande même pas comment je vais.
Je suis soudain partagée entre l'envie de lui en coller une (ça me démange depuis la veille) et de le remercier.
Finalement, je ne dis rien. Je fais comme lui et je sors très dignement de ma chambre froide, comme si tout était normal.
Ce fut les deux plus longues minutes de ma vie... et les plus rafraîchissantes !