Jeudi 3 juillet 2008
Ca vous est déjà arrivé de vivre un moment où vous avez l'impression d'être dans un film ?
Dans un mauvais film ?

Moi oui. Pas plus tard qu'hier.

J'vous raconte.

Mardi soir j'organisais un évènement pour le boulot. Qui dit évènenement dit cocktail. Qui dit cocktail dit boissons.
Ce mardi là, il faisait 33°C à l'ombre. Heureusement, la salle possédait une cuisine avec chambre froide. J'ai donc bien pris soin de mettre les boissons et autres denrées au frais.

La soirée se passe. Pas de faute, nickel.

Le lendemain matin, j'ai rendez-vous avec un gros con des services techniques de la ville pour rendre les clés de la salle.
Un vrai con le type : le mec bosse dans la mairie d'une petite commune, ne doit pas en branler une de la journée et n'a même pas daigné lever le petit doigt lorsque mes collègues et moi (quatre femmes) avons installé les tables et les chaises dans la salle. Il nous regardait faire, ce naze.

Ben oui vous comprenez, il est électricien. C'est pas son job.

Pauvre con.

Bref, je continue.

Donc, j'avais rdv avec lui pour rendre les clés de la salle. Et en prime, récupérer les boissons restantes dans la chambre froide.

Je rends les clés et me dirige vers la chambre froide.

J' entre dans la petite pièce froide et commence à réunir quelques bouteilles.

Et là, j'entends un "CLAC" derrière moi.

La lumière s'éteint.

Et la porte s'est refermée.

OH NON PUT***** C'EST PAS VRAI.

Bien sûr, impossible de l'ouvrir de l'intérieur. Il fait noir, je me caille et des scènes de films d'horreur commencent à défiler dans ma tête. Des scènes où j'imagine qu'on me retrouve après 48h seulement, toute bleue, les pieds en avant.

Pas de panique, réfléchissons.

Je prends mon portable que j'ai gardé sur moi.

Pas de réseau.
Bordel de merde.

Je dresse un bref état des lieux : je suis enfermée dans une chambre froide, le frigo affichait 5°C lorsque je suis entrée. Je suis dans une grande salle où il n'y a absolument personne, si ce n'est le gros con des services techniques. Je ne peux pas téléphoner.

Conclusion : ma vie est entre les mains de ce pauvre type.
Génial.
Là, j'ai vraiment l'impression que la réalité dépasse la fiction.

Je cogne et tambourine contre la porte en criant (ou plutôt, hurlant) à l'aide.
Durant deux minutes, je cogne sans cesse.
Je commence à me demander si le pauvre con ne s'est pas barré.

Soudain j'entends du bruit dans la serrure.
Ca y'est, c'est le pauvre con. Il vient me sortir de là.

La porte s'ouvre. Le type qui m'a évité de finir en esquimeau géant ne dit rien et repart tranquillement.
Comme si de rien n'était. Il ne me demande même pas comment je vais.

Je suis soudain partagée entre l'envie de lui en coller une (ça me démange depuis la veille) et de le remercier.

Finalement, je ne dis rien. Je fais comme lui et je sors très dignement de ma chambre froide, comme si tout était normal.

Ce fut les deux plus longues minutes de ma vie... et les plus rafraîchissantes !



Par Sunshine - Publié dans : humour
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Vendredi 6 juin 2008

Vu la matinée peu excitante qui m'attendait au boulot, je traînais les pieds au saut du lit. Forcément, yavait plus fun que de consacrer quatre heures à la venue d'un Commissaire aux Comptes, moment généralement aussi agréable qu'une épilation des aisselles à la cire (j'adore mes comparaisons bassement materielles...).

L'année dernière, j'avais eu droit à une vieille mégère qui m'avait demandé environ cinquante kilos de photocopies diverses et variées, réduisant ma matinée à faire des allers-retours entre elle et le copieur, m'excusant mentalement auprès du Dieu Ecolo pour le gâchis de papier et maudissant intérieurement ma visiteuse qui visiblement ne semblait guère se soucier de l'avenir de la forêt amazonienne.

Forcément, la perspective de renouveller l'experience me donnait surtout envie de faire une bonne grasse mat'.

J'attendais donc de pied ferme ma tortionnaire quand ô surprise, voilà qu'arrive dans mon bureau un jeune trentenaire super mignon avec un petit accent du sud-ouest.

Non seulement il ne m'a pas demandé cinquante kilos de photocopies (juste vingt-cinq, c'est toujours ça de gagné) mais en plus il était vachement sympa.


Par Sunshine - Publié dans : humour
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Dimanche 20 avril 2008


Je descends la rue pietonne et sens l'air frais caresser ma nuque. Je me sens plus légère.

Un rayon de soleil a pointé son nez entre deux averses.

Je tourne la tête et voit mon reflet dans les vitrines des boutiques. Je ne me reconnais pas.

C'est moi cette fille aux cheveux courts.

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Finalement, le plus dur était de prendre rendez-vous pour mettre un terme à douze ans de cheveux longs. Je crois que seules les filles peuvent comprendre ce que je veux dire par là.

Ca faisait un moment que ça me trottait dans la tête. Mais j'avais la trouille.

Et puis j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai franchi la porte d'un salon, Dessange pour ne pas le nommer. Et j'avoue, je ne regrette rien. Une vraie écoute, un vrai professionnalisme. Je suis tombée sur un homme vraiment super, un coiffeur qui a pris le temps de m'écouter et ne m'a forcé à rien.
Je lui ai fait confiance de toutes mes forces. Et je suis contente de l'avoir fait.

Je l'ai remercié aussi chaleureusement que j'ai pu : j'étais tellement soulagée ! C'était comme si on m'avait enlevé un poids de l'estomac. C'est dingue comme une nouvelle coupe de cheveux peut causer comme effet, en mal ou en bien.

Et aujourd'hui je me sens légère, ravivée. Comme si les coups de ciseaux m'avaient donné un coup de booster. Comme si on m'avait réveillée.

Par Sushine - Publié dans : cheveux
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Lundi 7 avril 2008

En séminaire à Paris, après deux heures de brainsto, mon ancien dirlo vient me voir pendant la pause :

(lui) - "Pfiou ils nous font bosser, ça m'a fatigué !"

(moi, grand sourire) : "Normal, quand on n'a pas l'habitude..."

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J'adore mon ex-dirlo.

Par Sushine - Publié dans : humour
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Lundi 7 avril 2008
C'est sûr, je vieillis. Outre le fait que je me tâte depuis un bon moment pour acheter ma première crème antirides contour des yeux (et on ne rigole pas je vous prie), je commence à me poser de serieuses questions quant à mes projets futurs.
Je veux dire, j'avais des certitudes qui, aujourd'hui ne sont plus aussi certaines, justement.

En clair, est-ce que j'ai vraiment envie de devenir une maman ultra-bookée à 30 ou 35 ans ???

Je vais dire une énorme banalité mais tellement vraie : le temps passe vite.
Scientifiquement parlant, on dira que mon horloge biologique avance petit à petit. Et il va quand même falloir que je réfléchisse à quelle vie je veux, pour demain.

Il n'y a pas 36 choix qui vont s'offir à moi :

- soit, aux alentours de la trentaine, je décide d'avoir un enfant (en partant du principe que Jules soit d'accord, ce qui n'est pas du tout le cas actuellement) et de continuer à bosser. Ca veut dire sans arrêt courir entre le boulot, les courses, la bouffe et toutes les joyeusetés quotidiennes à gérer en même temps. Même en partant du principe que Jules m'aidera (car mon mec est moderne, on appelle ça les "metrosexuels" paraît-il), je sais par avance que je n'aurai pas une minute à moi. Je le vois avec ma copine Karine, prof de dessin, mariée, une fillette de 6 ans. Malgré ses horaires plutôt bien aménagés pour une vie de famille, elle n'arrive pas à souffler et dit elle-même que son couple en a pris un coup. Ca donne super envie.

- soit je décide d'avoir un enfant et d'arrêter de bosser. Et ça, j'en suis sûre, c'est pas pour moi. Je respecte toutes celles qui ont fait ce choix (spéciale cacedédi Maman), mais ça ne sera pas le mien.

- soit je décide de ne pas avoir d'enfant. J'ai du temps pour moi, pour mon couple. Je peux voyager, peut-être me rendre utile ailleurs. Et qu'on ne me parle pas d'égoisme : j'en vois plein autour de moi, des égoistes, qui ont fait des gamins, ne savent pas les éduquer et s'angoissent avant chaque période de vacances scolaires ("mon dieu ça va être long ces vacances, vivement la fin qu'ils retournent à l'école"), passent leur temps à engueuler leurs gosses au lieu de leur expliquer les choses, les mettent devant des DVD du matin au soir pour avoir la paix, ne jouent jamais avec eux et cèdent à tous leurs caprices parce que c'est, selon eux, la seule façon d'avoir la paix.  Les 2 parents bossent, ils sont crevés le soir, passent la moité de leur salaire dans la nounou, la crèche ou la garderie et finalement ne voient presque pas leurs gosses. Je connais, vous connaissez de familles comme ça. Et je n'ai pas envie de ça.

Et avec tout ça il y a cet environnement de plus en plus gris, de plus en plus sombre qui ne me donne pas envie d'avoir un gamin pour l'élever dans ce monde, où la conjoncture est mauvaise, où les gens galèrent materiellement et financièrement, où j'ai l'impression qu'on recule et que tout s'enlise.

Quand j'étais ado, je me voyais mariée à 21 ans et maman à 23.

Je vais en avoir 26 : je me suis bien plantée sur le timing.
Par Sunshine - Publié dans : vie quotidienne
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